Présentation

Situé à 25 kms de Dijon et Beaune, la demeure était initialement le centre d’un vaste domaine agricole rattaché à la puissante seigneurie de Marigny des Ducs de Bourgogne.
Le riche banquier Pâris de Montmartel, célèbre pour avoir redressé la France après la banqueroute de Law, construit vers 1770 le château actuel sur les ruines du précédent avec les pierres de celui de Marigny, situé à proximité.
 
 

Au coeur d’un parc clos de 8 hectares, adossé au village, cet ancien domaine agricole conserve, autour de son château, ses communs du XVIIème siècle réunissant granges, pigeonnier, écurie, lavoir, pressoir, four, fenil, et logements agricoles.

Il est ouvert d’un coté sur une cour carrée intime plantée de tilleuls et de l’autre sur des perspectives splendides sur la confluence des vallées de l’Ouche et du ru de la Gironde.

Une brochure et un plan du parc datés de 1891 révèlent les remaniements et décrit « un parc planté de grands et très beaux arbres » avec son lacis d’allées, sa pièce d’eau centrale, « un vaste et beau potager en terrasse ». Il est également précisé que vers 1861, deux ailes ont été ajoutées au corps central du château « qui en ont plus que doublé l’importance ».

Différentes familles s’établiront dont celle en 1894 de Marie de Blic, sœur du Père Charles de Foucauld, et à partir de la seconde moitié du XXème, le parc tombera progressivement à l’abandon jusqu’en 1989, jour où le Dr Roland Garaudet l’acquiert pour le faire renaître.

Une campagne de défrichements et grands travaux est entamée et à partir de 1991, un nouveau destin se dessine avec le concours de l’architecte-paysagiste, Laurence Vanpoulle. Ils adoptent une démarche novatrice pour une réinvention, en respectant le tracé ancien de ce site exceptionnel croisant leur goût pour le jardin historique et la création contemporaine.

« Cette recréation consiste à faire entrer le paysage de la vallée de l’Ouche dans les Jardins de Barbirey »

 

 

Ce parc offre une grande variété d’orientations, de climats et de sols. La restructuration du potager est le premier pas dans la reprise en main après trois ans de défrichage. Retrouver l’esprit initial et en faire un conservatoire de plantes régionales est alors la première préoccupation. Pour y parvenir, une équipe de botanistes et de spécialistes se constitue en association, l’ACER.
Etabli en terrasses, le potager surplombe le parc et ses murs en pierre sèche assurent une remarquable continuité avec les maisons du village qui le surplombent.
Des perspectives sont dégagées installant un dialogue entre jardins et paysages.
L’étang recreusé puis le verger traditionnel sont successivement récréés à leurs emplacements d’origine alliant authenticité et harmonie.